décès de cherif hamani : vive émotion au sein de

Décès de Cherif Hamani : Vive émotion au sein de la famille artistique

Le décès du chanteur algérien d’expression kabyle, Cherif Hamani, survenu vendredi à Paris
des suites d’une longue maladie, a suscité une vive émotion au sein de la famille artistique et du milieu culturel, exprimée à travers des hommages.

Le chanteur Lounis Aït Menguellet, dans un hommage publié sur sa page officielle sur les
réseaux sociaux, a exprimé sa profonde tristesse suite à la disparition de son « cher ami » Cherif Hamani. « Sa perte est une grande douleur pour nous tous et laisse un grand vide dans le monde artistique kabyle. Tes œuvres continueront à vivre et ton héritage perdurera pour les générations à venir », a-t-il écrit, exprimant ses plus sincères condoléances à sa famille, ses amis et à tous ceux qui ont été affectés par sa disparition.

De son côté, le chanteur Ali Meziane, auteur compositeur de la célèbre chanson « Tamachahut n’Selyouna », a indiqué que « la vie est tellement injuste et cruelle » ayant emporté, très tôt, celui qu’il a qualifié de « compagnon, exemple de loyauté et de modestie », et d’un « grand artiste avec un grand cœur ».

Soulignant le sens de l’humour du défunt, il a ajouté que ses « belles œuvres resteront fidèles à son image et à la grandeur de son âme », n’omettant pas de lui rendre hommage pour « tout ce qu’il a donné à la chanson à texte ». L’artiste Malika Domrane a elle aussi rendu hommage au défunt Cherif Hamani, sur sa page officielle sur les réseaux sociaux, le qualifiant de « grande étoile, brillant de tous ses éclats dans le ciel, un artiste à la noble âme ».

D’autres chanteurs, à l’instar de Rabah Asma, Zayen, Rabah Lani, Moh Khoulali, ont aussi rendu hommage à l’artiste disparu et présenté leurs condoléances à sa famille. La directrice de la culture et des arts de Tizi Ouzou, Nabila Goumeziane, a, de son côté, rendu public un communiqué dans lequel elle rappelle que Cherif Hamani était un « grand artiste, un monument de la culture algérienne et un pilier de la chanson d’expression kabyle ».

Le qualifiant de légende à l’œuvre éternelle, elle a ajouté que « Cherif Hamani a laissé une
empreinte indélébile sur le patrimoine musical algérien, se distinguant par des morceaux qui ont touché le cœur de millions de fans ».

Une icône de l’art algérien

Dahmane Abrous, président de l’APC d’Aït Mahmoud (daïra de Beni Douala), région natale du défunt chanteur, a indiqué que « Zi Cherif, ou Khali Mohd-Cherif comme on l’appelle au village, un brave homme d’une simplicité incroyable, restera à jamais dans nos cœurs et son héritage musical continuera d’inspirer les générations futures ». Le wali de Tizi Ouzou, Djilali Doumi, a présenté lui aussi ses condoléances à la famille du défunt qui, pour lui, était « une icône de l’art algérien et de la chanson d’expression kabyle ».

Pour rappel, la ministre de la culture et des arts, Soraya Mouloudji, avait présenté ses
condoléances à la famille de l’auteur compositeur Cherif Hamani, décédé vendredi à Paris à l’âge de 67 ans, dans un message de condoléances.

Le défunt fut l’un des piliers de la chanson kabyle sur la scène artistique nationale depuis les années 1980, notamment après le succès de sa chanson « A Thala » (source d’eau). Né en 1956 au village Tagragra dans la commune d’Aït Mahmoud (daïra de Béni Douala), feu Cherif Hamani a interprété plusieurs chansons dans différents thèmes. Il a également
réussi, de manière harmonieuse, à marier le folklore kabyle avec le chaâbi algérois, innovant un style artistique unique, qui a fait de lui un des noms ayant enrichi le milieu artistique avec un répertoire authentique.

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