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Algérie : La Banque Mondiale souligne les points faibles et les points forts de l'économie

Après la crise sanitaire qui a impacté l’économie mondiale, la guerre en Ukraine a entravé la croissance de plusieurs pays, selon la Banque Mondiale (BM). Le ralentissement économique a touché le monde entier, y compris l’Algérie qui dépend largement de la santé des grandes économies en raison de sa dépendance aux hydrocarbures. Par conséquent, l’économie mondiale morose a également des répercussions sur l’Algérie.

Toutefois, l’économie algérienne a également tiré profit de la guerre en Ukraine qui a fait flamber les prix du gaz et du pétrole dont dépend cette économie. L’Algérie s’en est donc bien sortie suite à ces crises successives. Selon le dernier rapport de la Banque Mondiale publié le 26 octobre, « le PIB de l’Algérie a retrouvé son niveau prépandémique en 2022, tandis que les prix élevés du pétrole et du gaz ont permis d’améliorer sensiblement les soldes extérieur et budgétaire » du pays.

Le rapport ajoute qu’ « après une chute du PIB de 5,1 % en 2020, la production d’hydrocarbures a retrouvé son niveau de 2019 en 2021, tandis que la production hors hydrocarbures l’a retrouvé en 2022. Malgré cette reprise en niveau, le PIB n’a pas encore retrouvé sa trajectoire prépandémique. Les déficits du compte courant et budgétaire atteignaient en moyenne plus de 10% du PIB avant la pandémie, mais l’augmentation progressive des prix du pétrole et du gaz après 2020 a permis au déficit du compte courant de se réduire en 2021 et d’afficher un excédent record en 2022, alors que le déficit budgétaire atteignait son niveau le plus bas en dix ans, permettant de reconstituer les réserves de change et l’épargne du Trésor ».

Pour la Banque Mondiale, l’inflation est le point faible de l’économie algérienne

Cependant, après les bons points de la Banque mondiale concernant le PIB, l’institution fait remarquer que le pays n’a pas réussi à réduire l’inflation qui impacte considérablement le pouvoir d’achat des Algériens.  « L’inflation reste élevée, atteignant 9,7% au S1–2023 », indique la BM qui explique : « Désormais tirée par le prix des produits agricoles frais, principalement produits localement, le prix de ces derniers a augmenté de 24,1% en g.a. dans le contexte d’un autre hiver sec, expliquant 43% de l’inflation au S1–2023 ».

Concernant la politique financière de l’Algérie, la Banque Mondiale constate qu’ « après que la Banque d’Algérie ait mis fin à quatorze années consécutives de dépréciation au S2–2022 pour limiter l’inflation importée, le dinar s’est stabilisé au S1–2023. La politique monétaire est restée inchangée depuis l’augmentation du taux de réserves obligatoires en avril 2023, et la croissance de la masse monétaire a ralenti au T2–2023 ». Le rapport indique également que « la croissance du crédit au secteur privé est restée modeste, tandis que celle aux entreprises publiques s’est légèrement accélérée ».

Pour le pouvoir d’achat, la Banque mondiale souligne que « les salaires dans la fonction publique et les transferts ont augmenté à nouveau en 2023, dans le cadre du programme triennal de protection du pouvoir d’achat du gouvernement ». Pour l’avenir, l’institution financière prévoit que « la croissance devrait être plus élevée en 2024 et 2025, tandis que les soldes budgétaire et extérieur se stabiliseraient après une baisse initiale. La croissance du PIB atteindrait 2,6 % en 2024, la production d’hydrocarbures augmentant modérément suivant la reprise des quotas de l’OPEP et celle de la demande européenne en gaz ».

 

Source : Maghrebe

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