le ministère de l’agriculture rassure sur la disponibilité des légumes

Le ministère de l’agriculture rassure sur la disponibilité des légumes secs : Prix stables et stock stratégique de 12 mois

PAR BRAHIM AZIEZ

Dans un communiqué publié hier sur sa page Facebook, le ministère de l’agriculture et du développement rural porte à la connaissance des consommateurs la disponibilité des légumes secs et du riz au niveau des dépôts des offices algériens interprofessionnels des céréales (OAIC).

Cette dernière, ajoute le communiqué, dispose de « toutes les capacités lui permettant d’approvisionner le marché national à partir de ses entrepôts répartis sur l’ensemble du territoire national », précisant que celles-ci (coopératives de céréales et légumes secs) sont au nombre de 48.

L’OAIC qui, rappelle-t-on, reste en mesure d’assurer l’alimentation du marché en légumes
secs et en riz aurait ainsi « entamé la constitution d’un stock stratégique pour une durée de 12 mois, devant assurer la disponibilité des produits, maintenir leurs prix aux niveaux actuels et permettre l’approvisionnement de tous les opérateurs (grossistes, détaillants, entreprises de conditionnement, grandes surfaces commerciales), et ce, en coordination avec les services du ministère du commerce et de la promotion des exportations ».

Il est vrai que l’OAIC, qui détient le monopole sur l’importation et la distribution des légumes secs et du riz, assure actuellement leur disponibilité à des prix fixes au niveau de plus de 590 points de vente directs. Ceux-ci, est-il rappelé, sont de 280 DA/kg pour les lentilles, 280 DA/kg pour les haricots blancs, 380 DA/kg pour les pois chiches de première qualité, 320 DA/kg pour les pois chiches de seconde qualité et 160 DA/kg pour les pois chiches de 3e qualité (destinés à la transformation), 140 DA/kg pour le riz.

L’épisode de l’inflation de juillet dépassée ?

On se rappelle qu’en juillet dernier, une importante hausse des prix des légumes secs et
du riz avait fini par faire réagir le président de la République qui, lors d’une rencontre avec la presse nationale, avait dénoncé une nouvelle tentative de déstabiliser le pays, « alors que la saison ne se prête guère à la consommation de ces produits ».

Un épisode qui a poussé l’OAIC à réagir en adressant une note à ses structures régionales
(CCLS) pour leur rappeler les prix appliqués chez les transformateurs, les grossistes et les commerçants. En l’espace de quelques jours, les prix de ces denrées de base dans le régime alimentaire des familles algériennes, que ce soit le riz ou les légumes secs (lentilles, haricots, pois chiches) avaient vu leur prix pratiquement doubler. Les lentilles standard se vendaient à 440 DA/kg (480 DA/kg dans certaines régions) alors qu’elles ne dépassaient pas 300 DA/kg un mois plus tôt ; les lentilles rouges affichaient 300 DA/kg, les haricots blancs atteignaient 350 DA/kg, les pois chiches 420 DA/kg, alors que le riz était passé de 150 DA/kg à 300 DA/kg.

Du coup, avec le temps qui se rafraîchit et l’hiver qui pointe le bout du nez, ces mesures
viennent à point nommé pour stabiliser le marché et rassurer les consommateurs.

B. A.

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