une découverte africaine pourrait bouleverser nos connaissances sur l’espèce humaine

Une découverte africaine pourrait bouleverser nos connaissances sur l’espèce humaine

Les archéologues viennent de révéler la découverte, sur le site préhistorique des chutes de Kalambo, d’une structure en bois qui date d’un demi-million d’années.

N’en déplaise à ceux qui lèvent les yeux au ciel en dénonçant une politique africaine contemporaine putschiste et une migration subsaharienne invasive, l’Afrique ne semble pas seulement avoir été le berceau de l’Humanité, mais aussi celui de son intelligence. Une récente découverte archéologique démontre que le continent n’a pas uniquement abrité les plus anciennes traces d’hominidés –datant de 1,5 million d’années– ou l’usage limité de bouts de bois frottés ou taillés.

Sur le site préhistorique des chutes de Kalambo, dans l’actuelle Zambie, des archéologues ont mis au jour, en 2019, un type de structure en bois dont le niveau de sophistication n’avait été observé, pour l’heure, que sur des objets datés de 9 000 ans. Or, une étude parue ce 20 septembre, dans la revue scientifique Nature, indique que les deux rondins dont il est question auraient 476 000 ans, ce qui situerait leur élaboration avant l’apparition évaluée des Homo sapiens, l’espèce largement irresponsable qui peuple aujourd’hui la planète et dont les plus anciens fossiles remontent à environ 300 000 ans.

Homo heidelbergensis

L’âge de la structure découverte a été évalué grâce à la datation par luminescence des dépôts entourant les objets en question. Complexe, la construction suppose de grandes capacités cognitives, un sens élevé de l’abstraction et de la planification, une créativité inédite et des capacités techniques avancées. En effet, les deux rondins sont emboîtés à l’aide d’une entaille transversale clairement pratiquée intentionnellement. Ils pourraient appartenir à la fondation d’une plateforme surélevée, d’un passage ou d’un habitat.

Une collection d’outils en bois moins complexes a également été mise au jour, le tout exceptionnellement bien préservé, grâce à des niveaux d’eau élevés en permanence, dans cette zone de rivière et de chutes d’eau, humidité qui a permis d’éviter la pourriture et la disparition de la matière.

Les objets découverts pourraient avoir été ciselés par des représentants de l’espèce Homo heidelbergensis, qui s’éteignit 220 000 ans avant notre ère et dont un crâne fut découvert en Zambie dans les années 1920. Quoi qu’il en soit, c’est un véritable trésor archéologique que vient de révéler le territoire zambien, tant sa datation révolutionne la vision des premiers ancêtres de l’espèce humaine.

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